LE 11 MARS 2012, DITES OUI AU LIVRE
«Faute de réglementation du prix du livre, l’industrie britannique du livre s’est exposée aux grands distributeurs et a sonné le glas des librairies indépendantes.»
John le Carré, auteur, «Tagesspiegel», 11 octobre 2011

Communiqué de presse: Non à la Loi sur le prix du livre

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Le Non de la population à la loi sur le prix du livre (LPL) est une grande déception pour tous les acteurs de la chaîne du livre, à commencer pour les lecteurs. Il n’a malheureusement pas été possible de dépasser la question du prix. La cherté des livres, revenue comme un leitmotiv, a escamoté le véritable enjeu: la diversité culturelle et son expression au moyen des livres sur notre pays, notre patrimoine, nos différences.

Le franc fort a mis à vif la question du rôle des importateurs de toutes sortes de biens. Le rôle culturel du livre et l’importance de la pluralité de l’offre pour maintenir vivante notre diversité culturelle n’ont malheureusement pas fait le poids. Nous le regrettons.

Le Oui clair des Romands n’a pas suffi à faire pencher la balance. Dommage! Cet écart ne s’explique pas tant par des choix culturels contrastés que par une différence de structure de marché. Et cela pour deux raisons: les Romands ont pu constater que la suppression de l’entente sur les prix intervenue en 1993 en Suisse romande n’a pas fait baisser les prix, bien au contraire. Ils ont explosé! En Suisse alémanique l’ouverture du marché n’est intervenue qu’en 2007. Et il y a de grandes disparités entre les structures de marché du livre français, allemand et italien, d’où proviennent l’essentiel des livres vendus en Suisse. Les systèmes d’importation diffèrent en conséquence fortement. Malheureusement, cette diversité régionale et particulièrement celle de la minorité romande n’a pas été suffisamment prise en compte outre-Sarine.

Point positif: pour une fois le livre a joué les premiers rôles dans un débat démocratique intense. Il en sort grandi, avec un capital de sympathie accru. Les membres de l’ASDEL entendent poursuivre les échanges stimulants avec la population.

Il faut aussi souligner l’engagement unanime de la branche et celui des 1‘300 personnes qui ont adhéré au comité «Oui au livre». Elles se sont impliquées pour défendre la diversité culturelle comme l’ont fait les auteurs, les organisations culturelles suisses et des élus de tous les partis – PBD, PDC, PLR, PS, UDC, les Verts. Les professionnels du livre y ont été très sensibles et les remercient de cet encouragement qu’ils souhaitent durable.

Cette loi devait être un aiguillon, pas un oreiller de paresse! Elle devait permettre aux PME actives dans le domaine du livre, spécialement aux éditeurs et libraires, de s’adapter dans des conditions plus favorables à un environnement en constante évolution. Les acteurs de la chaîne du livre restent fermement décidés à trouver d’autres solutions pour continuer d’offrir aux lecteurs un service de qualité et ainsi maintenir la diversité culturelle. Ce sera difficile. Mais, à n’en pas douter, le fort attachement au livre exprimé à l’occasion de cette votation encouragera les membres de l’ASDEL à poursuivre leurs efforts pour maintenir vivantes les librairies indépendantes partout dans le pays. La diversité culturelle de ce coin de pays en dépend.

Françoise Berclaz, présidente du domaine Libraires: Ce résultat me déçoit évidemment fortement après des années d’efforts pour convaincre de l’importance de l’enjeu culturel du débat sur le livre. Mais nous ne baissons pas les bras. Dès la semaine à venir nous nous appliquerons à trouver des alternatives. Trop de gens aiment nos librairies pour que nous baissions simplement les bras.

Vera Michalski,
Présidente de l’ASDEL

Pour plus d’information:

  • Jacques Scherrer, secrétaire général de l’ASDEL
    021 329 02 65, 079 342 27 06
  • Françoise Berclaz, présidente du domaine Libraires
    027 323 49 27, 078 843 02 20

Communiqué de presse: Non à la Loi sur le prix du livre (pdf, 12 mars 2012)

Prix du livre : un cadre nécessaire

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Charlesbeer

Aujourd’hui le livre est attaqué dans ses dimensions matérielle et spirituelle. La votation du 11 mars sur la réglementation du prix du livre est essentielle pour la survie de la création littéraire dans notre pays. Depuis plus de sept ans, de nombreuses femmes et hommes politiques de tous horizons, à la suite de Jean- Philippe Maitre, initiateur de la loi, ont fait entendre leur voix en faveur d’une réglementation du prix du livre. continuer…

La Société de Lecture dit oui au livre

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Il est beaucoup question ces temps-ci du juste prix du livre.  Est-ce celui des libraires, des grandes surfaces ou du commerce en ligne ? Est-ce le prix français ou suisse ? Est-ce un prix libre ou imposé? Est-ce le prix que je suis d’accord de mettre ou le prix que je puis me permettre ? Et quand un livre a reçu un prix, en a-t-il plus de prix ?

Le juste prix du livre n’existe pas. Premièrement, chacun l’estime selon ses goûts et son jugement, ce qui suffit déjà à le rendre aléatoire. Ensuite, il y a dix moyens de lire un livre autrement qu’en l’achetant, ce qui relativise singulièrement l’enjeu de son coût. continuer…

Le livre : un rempart aux idées toutes faites

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Inland - Nationalrat

On peut très bien se passer de tous les magasins de chaussures de Suisse et se promener pieds nus, comme on peut très bien se passer de toutes les librairies et ne jamais plus ouvrir un livre. L’ennui est qu’à force d’aller pieds nus, quand vient la neige, ça devient difficile d’avoir les pieds au chaud. De même, à force de se passer de livres, ça devient difficile d’avoir une tête bien faite à l’abri des pensées toutes faites.

Cendrillon, une baigneuse et un chat peuvent se passer de chaussures. Tout comme un analphabète, un zombie et un chat peuvent se passer de lire. Quand les magasins de chaussures auront disparu, il sera trop tard pour trouver chaussure à son pied. Et quand toutes les librairies auront fermé boutique, il sera trop tard pour regretter le sourire d’une libraire, le plaisir de feuilleter un album, la promenade entre les tables où s’étalent les nouveautés, et la joie d’offrir un livre à un enfant.

Il sera trop tard pour regretter de n’avoir pas dit Oui au prix unique du livre.

 

Chevalley Isabelle, Conseillère nationale Canton Vaud

OUI AU LIVRE le 11 mars!

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Dimanche prochain, les Suisses se prononceront sur le prix unique du livre. On entend souvent que la solution proposée par la Loi fédérale sur la réglementation du prix du livre (LPL) serait dépassée, la jeune génération achetant ses livres sur la toile.

Pourtant, il y a nombre d’autres jeunes qui estiment qu’un OUI AU LIVRE le 11 mars garantira un accès diversifié aux livres. Ainsi, l’Union des étudiant-e-s suisses (UNES) a indiqué dans un communiqué de presse, le 15 février dernier, qu’elle soutenait le OUI au livre !

De même, nous soutenons le livre, vecteur de culture ainsi que d’idées diverses et non simple consommable livre… de pain, parce que seul un OUI permettra de conserver ces lieux où de jeunes auteurs peuvent faire connaître leurs œuvres et où les plus confirmés rencontrent leurs lecteurs. Seul un OUI rendra encore possible l’acquisition de livres rares, de ceux qui ont pris avec les années la poussière et que le web ne saurait offrir. Enfin, seul un OUI garantira un service et des conseils avisés quand le moteur de recherche se révèlera muet…

Alors un grand OUI AU LIVRE le 11 mars 2012 !

 

Aimée ZERMATTEN, Doctorante, Fribourg

Diego BIGGER, Président des jeunes socialistes du canton de Berne, Berne

Stéphanie NEBEL, Avocate-stagiaire, Sion

Arnaud MARET, Ecrivain, Martigny

Esther ROUX, Assistante Uni Distance, Grimisuat

Marie CHERUBINI, Doctorante, Bex

 

 

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